Les chrétiens du sud du Liban dans le tourment de la guerre
La guerre qui fait rage au Liban a forcé plus d’un million de personnes à quitter leurs maisons. Dans le sud du pays, des villages chrétiens se sont aussi vidés. Les déplacés sont accueillis dans de nombreuses localités, notamment à Bikfaya, au nord de Beyrouth.

Céline tient un large plateau rond sur lequel se trouvent des petites tasses en carton et une rakweh, cafetière orientale, fumante.
« Vous voulez un café ? », propose-t-elle aux autres personnes déplacées autour d’elle. La jeune femme est arrivée à Bikfaya, petite ville à majorité chrétienne à 900 mètres d’altitude au nord de Beyrouth, avec sa famille, il y a deux jours.
Ils sont venus se réfugier ici à la suite des bombardements meurtriers qui ont touché leur village de Aïn Ebel, 800 habitants, à la frontière avec Israël.
Ils font partie des derniers habitants du sud du Liban à avoir pris la route. Ces chrétiens expliquent avoir résisté et tenté de rester, par peur de voir leurs maisons vides prises d’assaut par les combattants du Hezbollah.